Carnets de balades

S.L.C. Salut les copains ♪♫♫


Le 30 mai, départ de Fruita vers Rangely. D'abord une grande plaine cultivée qui se peuple peu à peu de petites dunes aplaties jaune paille. Elles annoncent les montagnettes vert sombre qui barrent l'horizon. Il nous faut trouver une faille dans cette barre, pour avancer plein nord dans une vallée toute verte. On se demande comment ce peut être si verdoyant, car on ne voit pas le cours d'eau. Ah si, le voilà, on en aperçoit les bords ! Pas bien large, 3 mètres peut-être, il semble profond d'autant, comme un canyon en miniature dont les rives seraient cachées par cette multitude de petits buissons.
On commence à grimper sur le flan de la vallée, la route s'accroche. On atteint enfin le col de Douglas (2520 m), celui qu'empruntaient les cow-boys pour mener à Grand Junction les troupeaux de la vallée de Douglas Creek. Sur chacun des versants du col, une vue merveilleuse sur les deux vallées, celle du sud que nous venons d'emprunter toute verte de la douce herbe du printemps, et celle du nord, où les forêts alternent avec les alpages.

 

Douglas pass vers le Sud

Douglas pass vers le Sud

 

Douglas pass vers le nord

Douglas pass vers le nord


Pour en voir un peu mieux, un peu plus, on improvise en empruntant une belle piste qui grimpe vers l'est depuis le col. Notre première piste du voyage ! Faisons un vœu ! Pas déçus : plus c'est haut, plus on voit loin, plus c'est beau. On regagne la route pour descendre la vallée de Douglas Creek.
Au bout de la vallée, on parvient à Vernal où l'on trouve un steak house qui va nous régaler et les soldes d'un magasin de sports qui vont faire chauffer la carte bleue.
Pour l'hôtel du soir, à Rock Spring, c'est, comment dire ... un peu spécial. C'est le jour des premières donc, car nous n'avions encore jamais dormi dans un sous-sol, sans lumière du jour. (mais la nuit, en est-il besoin ?) Les seules ouvertures de la chambre, vitrée de haut en bas et sur toute la largeur comme dans certaines échoppes d'Amsterdam, donnent sur un patio géant où règne une piscine dont les vapeurs de chlore me font saigner du nez.
Pourtant, on dirait pas, vu comment c'est présenté sur leur site.

 

BW


La voute du patio tout là-haut là-haut est agrémentée de deux ou trois vasistas d'usine. Pour compléter l'ambiance industrielle du site, une climatisation puissante déverse bruyamment un flux d'air pulsé par une bouche ouverte de plus d'un mètre de diamètre au bout d'un énorme tuyau qui débouche juste au-dessus de la porte de notre chambre. Car oui oui oui, la chambre est équipée d'une porte, ça c'est inclus dans le prix.


Le 31 mai, on prend la route vers Lander. Tout est plat, en vert lichen, rien ne dépasse. La prairie est soigneusement clôturée. Les Pronghorns, ces antilopes américaines, se promènent de l'autre côté du barbelé. Même si ce sont les animaux les plus rapides du continent, elles sont nulles en saut en hauteur et préfèrent se contorsionner et s'écorcher le dos en passant par dessous. J'en vois une qui hésite devant un cattle-guard (voir épisode précédent), ces grilles garde-bétail de moins d'un mètre de large. Une buse sur un piquet monte la garde. Des vaches broutent sans se mêler des affaires des autres.

 

Antilopes


Le paysage commence à s'animer vers la rivière de Sweet Water. Quelques collines d'abord douces et rondes, puis un peu plus loin, hachées par des roches taillées à la verticale. Après South Pass, on cherche la faille qui nous fera passer la montagne. On a vu deux plaques de neige, on est à 2400 mètres, la température est descendue à 15°.
A Lander, l'association des familles de pionniers, soutenue par la ville et par des dons de particuliers, a reconstitué le village des premiers pionniers et l'a transformé en musée grandeur nature dont l'accès est gratuit. Des maisons de bois ont été déplacées, remontées, entretenues. On y trouve le General Store, l'écurie, l'école, l'église, le bureau du journal de l'époque, le Wind River Mountaineer, avec son imprimerie et sa collection de fontes. Les moyens mis en oeuvre et le résultat impresionnant font rêver tout animateur d'une société d'histoire locale. Nous allons pique-niquer sous le grand hall couvert, à l'abri du soleil. Il fait chaud et lourd.

Lander des Pionniers

 

Wind River Mountainer

 

 



Nous aurons tenté 3 pistes de découvertes aujourd'hui, mais aucune traversante, malgré tous nos efforts.

 

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